Les marguerites ne désignent pas une seule plante, mais plusieurs espèces aux usages bien différents au jardin. Pour choisir utilement, il faut regarder la rusticité, la durée de floraison, l’exposition et surtout la place disponible. Une Marguerite classique n’a pas le même comportement qu’une Marguerite des Canaries - Chrysanthemum frutescens ou qu’une marguerite du Cap. Ces différences comptent autant pour un massif que pour une potée sur terrasse.
Marguerite commune : Leucanthemum
La Marguerite commune, ou Leucanthemum, est la plus familière. Ses grandes fleurs blanches à cœur jaune apportent une présence franche dans un massif ensoleillé. Elle atteint en général 40 à 60 cm, ce qui la rend visible sans dominer les plantes voisines. Sa floraison a lieu en été, ce qui en fait une bonne candidate pour maintenir le jardin vivant au cœur de la saison chaude.
Marguerite des Canaries : Argyranthemum frutescens
La Marguerite des Canaries - Chrysanthemum frutescens (anciennement Chrysanthemum frutescens, aujourd’hui Argyranthemum frutescens) est un sous-arbrisseau de 40 à 80 cm, plus ramifié que le Leucanthemum. Son port convient bien aux bacs, aux jardinières et aux petits massifs où l’on cherche une silhouette nette. Ses fleurs blanches, jaunes et parfois roses, associées à un feuillage dense et persistant, donnent un aspect plus fourni dès l’installation. Son origine canarienne explique sa frilosité : elle gèle dès −3 à −5 °C et se cultive comme une annuelle ou se rentre en hiver.
Cette espèce demande un sol bien drainé et une exposition au soleil. Elle fleurit jusqu’à l’automne, ce qui la rend intéressante pour prolonger l’effet décoratif après les floraisons d’été plus courtes. En contrepartie, elle est moins tolérante à la sécheresse que le Leucanthemum. Elle convient donc mieux aux climats tempérés et aux situations où l’on peut surveiller l’humidité du substrat, notamment en pot. Dans un massif léger ou en jardinière, elle offre un bon compromis entre volume, couleur et durée.
À retenir pour le choix
- Usage idéal : bacs, jardinières et massifs légers.
- Atout principal : floraison prolongée jusqu’à l’automne.
- Limite pratique : moins tolérante à la sécheresse.
- Exigence : sol bien drainé et soleil.
- Hauteur : 40 à 80 cm.
Marguerite du Cap : Osteospermum
La Marguerite du Cap, ou Osteospermum, est une vivace d’origine sud-africaine cultivée le plus souvent en annuelle sous nos climats, qui apporte une palette plus large de couleurs : violet, blanc, rose ou jaune. Le cœur central peut être sombre ou clair selon la variété. Avec 30 à 50 cm de hauteur, elle reste facile à placer au premier plan d’un massif ensoleillé ou dans une potée bien exposée. C’est aussi une plante très attractive pour les insectes pollinisateurs.
Elle se plaît dans un climat chaud et sec, avec des sols légers et bien drainés. Elle tolère des périodes de sécheresse, mais demande tout de même un arrosage régulier pour bien se développer. Sa sensibilité au froid la rend moins fiable en dehors des zones douces. Sa floraison, du printemps à l’automne, est l’un de ses principaux avantages pour ceux qui veulent une présence décorative longue et colorée. En revanche, elle sera moins adaptée si votre priorité est la sécurité hivernale.
À retenir pour le choix
- Usage idéal : jardin chaud, potée ensoleillée, massif coloré.
- Atout principal : très longue floraison.
- Limite pratique : plus sensible au froid.
- Sol : léger et bien drainé.
- Hauteur : 30 à 50 cm.
Comparer les trois marguerites selon le contexte
Si vous cherchez la solution la plus robuste pour un jardin ensoleillé de pleine terre, le Leucanthemum reste le plus sûr. Sa rusticité et sa résistance aux maladies le rendent plus facile à vivre, surtout quand l’entretien doit rester simple. Pour un balcon, une terrasse ou une jardinière, la Marguerite des Canaries est souvent plus pertinente grâce à son port compact et à sa floraison prolongée. Elle demande toutefois un suivi plus attentif de l’arrosage que la marguerite commune.
Dans les régions chaudes et sèches, l’Osteospermum prend l’avantage par sa longue floraison et ses couleurs plus variées. En revanche, il supporte moins bien le froid et doit être réservé aux situations abritées ou aux climats doux. Si votre objectif est d’animer une scène du printemps à l’automne, c’est la plus expressive des trois. Si vous privilégiez la facilité en climat variable, le Leucanthemum reste le plus fiable.
Notre recommandation
Pour une pleine terre ensoleillée avec peu d’entretien, la Marguerite commune est le meilleur choix. Pour une terrasse, un balcon abrité ou une jardinière, la Marguerite des Canaries - Chrysanthemum frutescens est plus adaptée grâce à son port compact et à sa floraison prolongée. Enfin, dans un climat chaud et sec, ou pour une potée très fleurie du printemps à l’automne, la marguerite du Cap est la plus intéressante. Le bon choix dépend donc surtout du lieu de culture, de la douceur de l’hiver et du temps que vous voulez consacrer à l’arrosage.
| Caractéristique | Marguerite (Leucanthemum) ![]() | Marguerite des Canaries (Chrysanthemum frutescens) | Marguerite du Cap (Osteospermum) |
| Origine | Européenne (zone tempérée) | Îles Canaries | Afrique du Sud |
| Type de sol | Légèrement acide ou neutre | Sol bien drainé | Légers, bien drainés |
| Exposition | Ensoleillée | Ensoleillée | Ensoleillée |
| Période de floraison | Été | Été à automne | Printemps à automne |
| Couleur des fleurs | Blanche avec cœur jaune | Blanche, jaune, rose | Violet, rose, blanc, jaune |
| Hauteur | 40-60 cm | 30-40 cm | 30-50 cm |
| Résistance à la sécheresse | Bonne | Moyenne | Bonne |
| Rusticité | Très rustique | Moyenne | Moyenne à faible (sensible au froid) |





