Fruits secs croquants
Caractéristiques
Esthétique
Jardinage
Emplacement
Amandier
Pourquoi installer un amandier au jardin ou au verger familial
L'amandier est un arbre fruitier intéressant pour les jardiniers qui disposent d'un emplacement bien ensoleillé et plutôt sec. Il offre une des premières floraisons de l'année, suivie d'une production d'amandes, tout en occupant peu de place par rapport à d'autres arbres fruitiers. C'est une essence adaptée aux jardins familiaux comme aux petits vergers, à condition de respecter quelques règles de plantation et de protection contre le froid.
Ce prunus se distingue par sa floraison précoce, souvent dès la fin de l'hiver, avant l'apparition des feuilles. Selon les régions et les variétés, les fleurs peuvent être blanches ou rosées, simples ou légèrement doubles. Elles apparaissent sur le bois de l'année précédente. Cela en fait un bon choix si vous souhaitez un arbre qui marque visiblement la sortie de l'hiver et signale le retour de la saison de jardinage.
L'amandier intéresse les jardiniers qui recherchent un fruit sec maison, pour la pâtisserie ou la consommation en fruits secs après séchage. La récolte reste raisonnable sur un arbre de taille moyenne, ce qui convient bien à un foyer. En revanche, il ne faut pas s'attendre à des productions massives dès les premières années : c'est un arbre qui demande du temps pour s'installer et produire régulièrement.
Un point important à avoir en tête avant l'achat : l'amandier exige un climat plutôt doux, un sol bien drainé et un emplacement ouvert. Il conviendra mieux aux régions à hiver modéré et été chaud qu'aux zones de montagne ou aux jardins constamment humides. Si votre climat est limite, il reste possible de le cultiver, mais avec une conduite adaptée, parfois en forme palissée contre un mur exposé au sud.
Port, dimensions et aspect général de l'amandier adulte
L'amandier présente un port naturellement étalé à légèrement arrondi. Il forme une charpente assez aérée, avec des branches qui se développent en oblique, laissant bien passer la lumière. Cette structure ouverte facilite la circulation de l'air, ce qui limite partiellement les risques de maladies cryptogamiques, à condition de ne pas trop densifier la ramure par des tailles maladroites.
À maturité, dans de bonnes conditions de culture, un amandier atteint en moyenne entre 4 et 6 mètres de hauteur pour une envergure voisine, généralement autour de 3 à 5 mètres. Ces valeurs restent indicatives : certaines variétés greffées sur porte-greffe vigoureux peuvent dépasser ces mesures, tandis que des formes plus compactes resteront un peu en dessous. Pour un petit jardin, il est judicieux de vérifier le type de porte-greffe et la vigueur annoncée par le pépiniériste.
Le tronc se couvre avec le temps d'une écorce plus foncée, légèrement crevassée. Les jeunes pousses, elles, restent lisses les premières années. Le feuillage, caduc, est constitué de feuilles allongées, lancéolées, d'un vert moyen à franc. Elles apparaissent après la floraison, souvent en mars ou avril selon les régions. En automne, les feuilles jaunissent ou prennent parfois des teintes plus dorées avant de tomber.
La floraison, située en fin d'hiver, est spectaculaire par la quantité de fleurs produites sur le bois. Elle reste toutefois fragile aux gelées tardives. Les pétales peuvent être abîmés ou grillés si une forte gelée survient pendant la pleine floraison. Cet aspect doit être pris en compte pour l'implantation, notamment dans les zones gélives.
Rusticité, exposition idéale et conduite en cas de gel ou de sécheresse
L'amandier montre une rusticité correcte, souvent autour de -15 °C pour le bois, mais la sensibilité réelle concerne surtout les fleurs et les jeunes organes. Il supporte en général les hivers des régions de plaine, mais les gelées tardives de printemps peuvent compromettre la récolte. Dans un climat froid, la priorité est de choisir un emplacement abrité des vents du nord et des courants d'air froid, par exemple devant un mur exposé au sud ou au sud-ouest.
En cas d'annonce de gel tardif pendant la floraison, il est utile de prévoir une protection légère sur les jeunes sujets de petite taille : voile d'hivernage posé en fin de journée et retiré le matin. Sur un arbre déjà bien formé, cette protection est plus difficile à installer, mais on peut limiter les risques en évitant les zones de cuvette où l'air froid stagne. Dans les régions très froides, il est plus prudent de considérer l'amandier comme un essai de plantation plutôt qu'une garantie de récolte annuelle.
Côté sécheresse, l'amandier est relativement tolérant une fois bien installé. Ses racines explorent le sol en profondeur si celui-ci n'est pas compact et mal drainé. Il supporte des épisodes secs en été, à condition que la sécheresse ne soit pas extrême et que le sol ne soit pas excessivement pauvre. Cependant, pour obtenir de bonnes mises à fruits et limiter la chute des jeunes amandes, un arrosage de soutien peut être utile lors des périodes très sèches, notamment pour les jeunes sujets dans les trois à cinq premières années.
L'exposition idéale reste le plein soleil, avec au minimum 6 heures de lumière directe par jour en saison. La chaleur estivale favorise la bonne maturation des amandes. Évitez les expositions trop ombragées ou sous le couvert d'arbres plus grands : la floraison serait moins abondante et la production réduite. Un sol filtrant, même caillouteux ou légèrement calcaire, convient bien, à condition d'éviter les excès d'eau prolongés en hiver.
Plantation, entretien saison par saison et gestion des maladies possibles
La plantation de l'amandier se fait de préférence en automne, de la chute des feuilles jusqu'aux premières fortes gelées. Cette période permet aux racines de commencer à s'installer avant le redémarrage au printemps. Dans les régions aux hivers très rigoureux, une plantation de fin d'hiver ou de tout début de printemps peut être envisagée, en surveillant l'arrosage de reprise. Le trou de plantation doit être large et profond, au moins deux fois le volume de la motte ou du système racinaire si l'arbre est livré à racines nues.
Installez l'amandier dans un sol bien décompacté, enrichi avec un apport modéré de compost mûr ou de fumier bien décomposé, sans excès. Un drainage efficace reste prioritaire : sur un terrain lourd, l'ajout de graviers ou la création d'une butte de plantation limite les risques d'asphyxie racinaire. Un tuteur solide, posé du côté des vents dominants, aide les jeunes arbres à bien s'ancrer.
En entretien, la première année, maintenez le sol légèrement frais autour du pied, sans détremper. Un paillage minéral ou organique peut être utile pour limiter l'évaporation et la concurrence des herbes, en laissant un petit espace libre autour du tronc. Ensuite, l'arrosage se réduit progressivement, sauf en cas de période de sécheresse prolongée.
La taille se limite à la formation des premières années et à une aération légère de la couronne par la suite. Évitez les tailles sévères qui stimulent un bois très vigoureux au détriment de la fructification. Sur un sujet bien formé, on se contente d'éliminer le bois mort, les branches qui se croisent fortement et celles qui s'affaiblissent. La taille se pratique en fin d'hiver, hors période de gel, en veillant à conserver du bois de deux à trois ans, porteur des futures fleurs.
Côté maladies, l'amandier peut présenter une sensibilité à certaines affections communes aux prunus, comme la moniliose des fleurs et des fruits, ou la gommose sur les branches et le tronc. Une bonne aération de la ramure, des coupes propres et légèrement inclinées, ainsi que l'élimination des fruits momifiés restés sur l'arbre réduisent ces risques. Surveillez également la présence éventuelle de pucerons au printemps, à gérer en priorité par des méthodes douces : pulvérisations de savon noir dilué ou introduction de plantes compagnes attirant les auxiliaires.
Usages, associations et comportement au fil des saisons
L'amandier trouve sa place principalement au verger, mais il peut aussi être planté en isolé dans un jardin d'ornement, à condition de lui réserver un emplacement bien dégagé et ensoleillé. Sa silhouette légère permet de ne pas écraser visuellement les autres plantations. En alignement, il constitue une petite allée fruitière agréable, surtout dans les jardins de taille moyenne à grande. En revanche, ce n'est pas une essence destinée aux haies taillées ou aux couvre-sols.
En pot ou en grand bac, la culture reste possible uniquement avec des sujets greffés sur porte-greffe peu vigoureux, et dans des régions au climat plutôt doux. Le contenant doit être volumineux, avec un bon drainage au fond, et l'arrosage plus suivi qu'en pleine terre. Ce mode de culture demande une vigilance accrue sur la fertilisation, en privilégiant des apports modérés, réguliers et bien équilibrés, sans excès d'azote.
Pour les associations, l'amandier se marie bien avec d'autres fruitiers à floraison de fin d'hiver ou de début de printemps, comme certains pruniers ou pêchers, en gardant toutefois des distances suffisantes pour éviter une concurrence trop forte. Au sol, on peut installer des vivaces peu gourmandes en eau et adaptées au plein soleil : lavandes, romarins, thyms ou sauges ornementales, en veillant à ne pas trop arroser ce massif mixte, afin de respecter les besoins de l'arbre.
Sur l'année, attendez-vous à une floraison en fin d'hiver, suivie du développement du feuillage au printemps. Les jeunes amandes se forment ensuite, grossissent au début de l'été, puis arrivent à maturité en fin d'été ou début d'automne selon les régions et les variétés. Les feuilles tombent à l'automne, laissant la silhouette nue en hiver. Cette alternance claire des périodes d'activité et de repos facilite la planification des travaux de taille, de traitements préventifs et des apports de compost.
Pour optimiser la pollinisation et la régularité de la production, il est souvent conseillé de planter au moins deux amandiers compatibles, ou de profiter de la proximité d'autres prunus à floraison synchrone. La mention de compatibilité variétale fournie par le pépiniériste doit être prise en compte avant l'achat. Enfin, même si le parfum des fleurs peut parfois rappeler celui de certaines espèces comme Daphne, la priorité reste de choisir des variétés adaptées à votre climat pour espérer une récolte satisfaisante sur le long terme.
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