Fruits sucrés croquants
Caractéristiques
Esthétique
Jardinage
Emplacement
Cerisier Bigarreau Noire
Un cerisier productif pour les amateurs de fruits fermes et sucrés
Le Cerisier Bigarreau Noire est apprécié des jardiniers pour ses grosses cerises à chair ferme, juteuse et sucrée, adaptées aussi bien à la dégustation fraîche qu'aux pâtisseries. Ce type de bigarreau donne des fruits qui tiennent bien à la cuisson, ce qui en fait un choix intéressant pour les confitures, les clafoutis et les conserves. Il s'adresse aux jardiniers qui veulent installer un arbre fruitier durable, capable de produire régulièrement à partir de quelques années de culture seulement.
Ce cerisier se distingue par sa mise à fruits généralement assez rapide pour un arbre de plein air. Après la plantation, il faut en moyenne trois à cinq ans pour obtenir des récoltes vraiment conséquentes, selon la qualité du sol, l'exposition et les soins apportés. Les bigarreaux de type noir sont en général récoltés en début ou milieu d'été, sur une période relativement courte. Cela permet de programmer les cueillettes, les moments de cuisine et éventuellement la congélation ou la stérilisation.
Par rapport à d'autres variétés de cerisiers, un bigarreau à chair noire ou très foncée présente souvent une saveur plus marquée, avec une bonne teneur en sucres. C'est un avantage pour la consommation en fruit de table, mais aussi pour réduire la quantité de sucre ajoutée dans les préparations maison. Les fruits sont à cueillir bien mûrs, lorsqu'ils ont atteint leur coloration définitive et qu'ils se détachent facilement du pédoncule.
Pour les familles, cet arbre fruitier apporte une récolte conviviale, facile à partager. Il convient bien aux jardins de taille moyenne à grande, où l'on souhaite installer un arbre longévif qui deviendra un point de repère du jardin au fil des années. Il faut toutefois anticiper la place nécessaire et penser à la circulation autour de l'arbre pour faciliter la cueillette.
Port, dimensions et comportement au fil des saisons
Le Cerisier Bigarreau Noire adopte en général un port dressé à étalé selon la taille pratiquée. Sans taille particulière, il forme une couronne assez large, plutôt arrondie, avec des charpentières bien réparties. À maturité, on peut tabler sur une hauteur moyenne de 4 à 6 mètres, parfois un peu plus en terrain profond et fertile. La largeur de l'arbre tourne autour de 3 à 5 mètres. Il est donc important de lui réserver un emplacement dégagé, à distance suffisante des bâtiments, clôtures et autres arbres.
Le feuillage est caduc, de couleur verte moyenne à foncée en saison. Les feuilles sont ovales, légèrement dentées, et forment rapidement un ombrage appréciable en été. En automne, le feuillage jaunit ou se teinte de nuances plus chaudes avant de tomber, laissant la ramure à découvert pour l'hiver. Cette structure nue facilite la taille de formation et l'observation de l'état des branches.
La floraison intervient au printemps. Les fleurs, généralement blanches, sont regroupées en petits bouquets le long des branches de l'année précédente. Leur abondance dépend de la vigueur de l'arbre, de l'ensoleillement et des conditions climatiques de fin d'hiver. Des épisodes de gel tardif peuvent réduire une partie de la floraison ou compromettre la nouaison. Il est donc judicieux d'installer l'arbre dans une zone du jardin où l'air froid circule sans stagner, par exemple sur une très légère pente ou en évitant les cuvettes.
Du printemps à l'été, les fruits grossissent et prennent progressivement leur coloration foncée. À maturité, la peau devient brillante, d'un rouge sombre tirant vers le noir selon la variété précise. Les fruits sont à récolter en plusieurs passages, pour cueillir uniquement les cerises parfaitement mûres. Une récolte soigneuse, en laissant le pédoncule attaché au fruit, améliore la conservation au réfrigérateur.
Conditions de culture, rusticité et comportement face au climat
Le Cerisier Bigarreau Noire se plante de préférence en pleine terre, dans un sol profond, bien drainé, qui ne retient pas l'eau en hiver. Il apprécie les terres légèrement argileuses à limoneuses, avec une bonne teneur en matière organique. Les sols très lourds et gorgés d'eau favorisent les problèmes de racines et peuvent réduire la longévité de l'arbre. À l'inverse, un terrain trop pauvre et trop sec limite la vigueur et la taille des fruits.
Cet arbre fruitier se montre généralement rustique, capable de supporter des hivers froids typiques de nombreuses régions de France. Toutefois, la partie la plus sensible reste la floraison et les jeunes fruits, vulnérables aux gels tardifs de printemps. Dans les régions à risques, il est prudent d'éviter les expositions nord et les dépressions du terrain où l'air froid se concentre. En cas d'annonce de gel léger durant la floraison, on peut tenter de limiter les dégâts avec un voile d'hivernage léger posé en fin de journée et retiré le matin, mais cela reste une solution de secours, difficile à appliquer sur un grand sujet.
Concernant la sécheresse, le cerisier tolère assez bien des périodes sèches une fois bien installé, grâce à son système racinaire développé. Cependant, une sécheresse prolongée au printemps ou en début d'été peut réduire la taille des fruits, accentuer le risque de chute prématurée et favoriser l'apparition de stress sur l'arbre. Il est donc recommandé de prévoir des arrosages réguliers les premières années après la plantation, puis au moins lors des épisodes de forte chaleur prolongée, surtout sur sol léger et filtrant.
Un paillage organique au pied, sur quelques centimètres d'épaisseur, limite l'évaporation, maintient une certaine fraîcheur du sol et améliore progressivement la structure du terrain. On peut utiliser des copeaux de bois non traités, des feuilles mortes bien décomposées ou du compost mûr. Il est important de dégager le collet de l'arbre pour éviter tout risque de pourriture au niveau du tronc.
Plantation, entretien saisonnier et conduite de l'arbre
La période idéale de plantation s'étend de l'automne au début du printemps, hors gel et sols détrempés. Une plantation à l'automne, lorsque le sol est encore souple, favorise la reprise grâce à l'enracinement hivernal. On commence par creuser un trou large et profond, d'au moins deux fois le volume du conteneur ou du système racinaire. On ameublit bien le fond, puis on mélange la terre extraite avec un peu de compost bien décomposé. Les apports d'engrais minéraux forts au moment de la plantation sont à éviter pour ne pas brûler les racines.
L'arbre doit être positionné de façon à placer le point de greffe juste au-dessus du niveau du sol fini. On installe un tuteur solide, enfoncé profondément, du côté dominant des vents, afin d'éviter le balancement du jeune tronc. Après plantation, un arrosage copieux permet de chasser les poches d'air et de bien mettre en contact la terre avec les racines. Les deux premières années, il est conseillé de garder le sol propre au pied, sans concurrence d'herbe, pour maximiser la reprise.
La taille de formation intervient en fin d'hiver, en dehors des périodes de gel intense. Elle consiste à structurer la charpente de l'arbre pour obtenir une couronne équilibrée, bien aérée et ouverte à la lumière. On supprime les branches qui se croisent, celles qui poussent vers l'intérieur de l'arbre ou qui présentent des blessures. Avec le temps, la taille se limite souvent à une taille d'entretien légère, visant à aérer, à retirer le bois mort ou malade et à contenir légèrement le développement si nécessaire. Une taille trop sévère peut réduire la fructification et favoriser l'apparition de rejets inutiles.
Au printemps et en début d'été, une surveillance régulière des fruits et du feuillage est utile. On repère rapidement les branches sèches, les rameaux cassés sous le poids des fruits ou les signes de maladies. La récolte se fait de préférence par temps sec, en cueillant délicatement les cerises pour éviter de déchirer les pédoncules et de blesser les rameaux. Après la chute des feuilles en automne, un ramassage des feuilles au sol limite l'hivernage de certains champignons pathogènes.
Associations au jardin, maladies et usages possibles
Au jardin, le Cerisier Bigarreau Noire trouve sa place dans un verger familial, isolé sur une pelouse ou en bordure de potager. Il n'est généralement pas adapté à la culture en bac, sauf sous forme de petits sujets greffés sur porte-greffe très faible, qui demandent des soins particuliers et des arrosages fréquents. Pour un arbre de taille standard, la pleine terre reste de loin la meilleure option, permettant un enracinement profond et une meilleure autonomie hydrique.
Cette variété peut profiter de la présence d'autres arbres fruitiers pour favoriser la pollinisation croisée, si elle n'est pas auto-fertile ou si l'auto-fertilité est partielle. En cas de doute, il est conseillé d'installer au moins un autre cerisier de floraison compatible dans le voisinage, afin d'optimiser la nouaison et la régularité des récoltes. Renseignez-vous, au moment de l'achat, sur les variétés pollinisatrices recommandées par le pépiniériste.
Comme la plupart des cerisiers, ce bigarreau peut être sensible à certaines maladies cryptogamiques, comme la moniliose sur fleurs et fruits, ou la tavelure des feuilles, selon les conditions climatiques. Pour limiter ces risques, la prévention est essentielle. Une bonne aération de la ramure, une taille régulière pour éviter l'excès de densité de branches et un arrosage maîtrisé au pied, sans mouiller systématiquement le feuillage, sont des mesures simples et efficaces. En cas de forte pression de maladies dans votre région, il peut être utile de retirer et de détruire les fruits momifiés qui restent sur l'arbre ou tombent au sol.
Les oiseaux apprécient particulièrement les cerises mûres. Dans certains jardins, ils peuvent consommer une part importante de la récolte. Pour protéger les fruits les plus accessibles, on peut installer des filets de protection sur certaines branches ou sur la moitié de l'arbre, en laissant tout de même une partie des fruits disponibles pour la faune. Il est préférable de poser les filets suffisamment tôt avant la pleine maturité, tout en veillant à ne pas piéger les oiseaux.
En association, le Cerisier Bigarreau Noire se marie bien avec des arbustes à floraison printanière placés à distance, comme des groseilliers ou cassissiers, et avec des plantes couvre-sol non concurrentes au pied, installées à quelques années d'intervalle une fois l'arbre bien établi. L'objectif est de garder une zone dégagée autour du tronc durant les premières années, puis d'accompagner l'arbre avec une végétation basse qui ne gêne ni les racines ni les opérations de récolte. Au final, ce bigarreau noir apporte structure, récoltes gourmandes et rythme saisonnier dans un jardin bien pensé.
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